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CANDIDATURES 2021

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LES CANDIDATS
 
 
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

Cela fait désormais un an que je me suis engagé auprès d’Unisson. J’ai pu me rendre compte de la richesse apportée par cette nouvelle structure, tant au niveau de la prise de conscience des besoins et des réalités mais aussi de l’énorme potentiel de cette solidarité naissante. Je souhaite renouveler ce travail de fond et l’expérience de cette année d’échanges mais aussi celle de ma propre vie d’artiste depuis 15 ans.

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

Le domaine de la communication et relations avec les différents partenaires professionnels de notre secteur.

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

Ce serait très long à décliner ici en quelques phrases. Là seule chose que j’ai constatée pendant cette crise profonde est la réelle nécessité de se retrousser les manches ensemble, sans tabou, et explorer l’avenir d’un métier dont on a vu les fragilités dues à la crise.

 
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LAURA

BEĆEIČ

Soprano
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

"Ayant étudié en Allemagne jusqu'à présent, je souhaite apporter mes connaissances dans ce domaine en comparant nos deux systèmes universitaires (le fonctionnement des Hochschule, les possibilités offertes par les opéra studios, les partenariats Hochschule-Maison d'opéra,...).

J'ai aussi des contacts en Allemagne si UNiSSON souhaite élargir ses partenariats. Je n'ai que 24 ans et je ne bénéficie pas d'un gigantesque réseau, mais je souhaite apporter ma pierre à l'édifice en partageant mes expériences et en soutenant les jeunes chanteurs qui se demandent par où commencer : en effet, je ne viens pas d'une famille de musiciens et mes premiers pas ont été semé d'embûches, d'où mon "exil" en Allemagne. 

Par ailleurs, je suis très à l'aise à l'oral, j'aime encourager et motiver, je suis plutôt diplomate et je souhaite partager mon talent en relations sociales !"

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

J'ai déjà créé un site web (le mien par exemple) et je peux être utile de ce côté-là en aidant à publier des articles déjà écrits ou en modifiant des paramètres, en revanche je ne sais pas programmer.

J'aime également rédiger, qu'il s'agissent de mails ou de posts/articles sur différents réseaux (réseaux sociaux, site UNiSSON,...).

De plus, téléphoner ou échanger directement avec des personnes ne me pose pas de problème. Je suis plutôt douée en gestion de planning et en administratif même si je suis pour l'instant débutante en la matière.

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

"J'ai lu il y a quelques temps le rapport de l'étude menée par PASCAL DUMAY, en collaboration avec MAGALI ARNAUD au sujet de la formation et l'insertion des chanteurs qui date de 2001. Heureusement, il y a eu des évolutions. Cependant, quand je compare les deux systèmes, je trouve que l'Allemagne propose des solutions très intéressantes : des postes fixes autant en tant que solistes que choristes ; des partenariats entre l'opéra de la ville et l'université de musique de cette même ville (par exemple Detmold où j'ai étudié), ce qui permet de vraies expériences sur une scène d'opéra durant ses études, même en bachelor ; un grand nombre de Hochschule qui permettent également de combiner bachelors pédagogique et artistiques en même temps ; une flexibilité dans l'enseignement - il est possible d'étaler ses études en rajoutant des semestres ; des inscriptions possibles deux fois par an - semestres d'été et d'hiver ; des concerts d'élèves gratuits et très visités par les habitants ; etc...

Nos avantages français sont l'intermittence qui n'existe pas en Allemagne par exemple. Je trouve important d'être au courant des diverses possibilités qui s'offrent à nous et tout à fait impératif d'avoir mis en ligne ces informations sur la page d'UNiSSON. Quand on se lance et qu'on découvre, c'est un casse-tête.

Mes envies pour l'avenir de notre profession seraient :

- une simplification des démarches et pourquoi pas des mini-formation afin de mieux comprendre le système

- un lieu qui permette aux artistes lyriques et aux instrumentistes intéressés par la voix de se contacter afin de pouvoir créer des projets ensemble : il est difficile de se créer des contacts lorsqu'on n'a pas fait les conservatoires français et le site des petites annonces de la Cité de la Musique n'est pas assez fourni et/ou visible selon moi

- davantage présenter le chant lyrique et l'opéra dans les écoles afin que ces clichés qui ont la vie dure puissent un peu disparaître et afin d'avoir une meilleure culture musicale - ce qui pour ma part était mon point faible. Je trouve cela incroyable que l'art ne soit pas obligatoire au bac alors que le sport si et que les conseiller.ères d'orientation n'en parlent jamais et n'y connaissent pas grand chose. Cela en dit long sur la place de l'art en France.

- favoriser le chant choral autant des professionnels que des amateurs - amateurs qui en plus de faire vivre ce répertoire seront aussi notre public. Toujours selon mon expérience allemande, il existe des chorales des Hochschules ouvertes à tous les habitants de la ville par exemple et qui donne un concert par an. 

 

Dans un autre domaine, je pense qu'il est important de soutenir les victimes d'agressions sexuelles ou d' "intimidations" sexuelles. J'ai un jour eu affaire avec un homme qui souhaitait m'engager dans un festival. Il disait avoir des contacts, pouvoir me faire chanter dans plusieurs lieux en France ou à l'étranger, financer mes études, etc. Il mettait ses mains sur mes cuisses et mes genoux en me parlant, et souhaitait que aller voir un concert en passant la nuit à l'hôtel après. Heureusement pour moi, ma professeure de chant que j'ai appelée a su me rassurer et me permettre d'être forte en refusant catégoriquement et en coupant tout contact avec cette personne. Je me suis de plus rendue compte qu'il n'était pas influent et n'avait absolument pas de pouvoir sur ma carrière. Qu'aurais-je fait si cela avait été l'inverse ? Aurais-je accepté de peur de ne plus pouvoir me produire ? Aurais-je refusé et dû supporter d'être tenue à l'écart et de perdre des contrats ? Bien sûr, notre métier demande d'avoir un contact physique avec nos partenaires sur scène, mais la limite du respect de l'autre ne doit jamais être franchie. Je souhaite donc à l'avenir encore plus de soutien et de lieux qui assurent une sécurité pour les victimes de ces faits, autant physique que professionnelle. Je trouve magnifique et primordiale qu'UNiSSON aborde ce problème. 

 

Enfin, en cette période de crise sanitaire qui se prolonge, j'ai très envie qu'il existe un laboratoire de réflexion sur l'art vivant. En effet, jouer dans des salles vides et face à une caméra, pour un public lui-même isolé sur son canapé, je pense que c'est une belle solution temporaire mais pas à long terme. Je ne crois pas que le covid disparaissent de si tôt. Et si nous proposions d'autres façon de jouer ? Est-ce que tout doit passer par l'écran ? Est-il possible de créer des opera-drive (comme le cinéma, où le public est dans sa voiture), voir sur l'eau ? Quel impact sur notre profession ? Quid des festivals en plein airs avec des délimitations ? Je n'ai pas d'idées définies sur le sujet mais je trouverais cela intéressant d'en parler, les idées les plus farfelues peuvent parfois amener quelque chose de plus concret. Comment garder un contact social à l'air du numérique et comment continuer notre métier lorsque nous sommes tous masqués et à 2 mètres les uns des autres. Ce sujet est vaste et sort peut-être du cadre de l'association, il mérite cependant d'être abordé."

4. Expression libre

"Chèr.es Adhérent.e.s,

Je m'appelle Laura Bečeić et j'ai 24 ans. Je suis soprano lyrique, j'ai étudié en Allemagne et je passe des concours pour des opérastudios et des masters. Lorsque le covid est arrivé et qu'UNiSSON s'est créé, j'ai découvert cette association assez rapidement grâce aux réseaux sociaux, notamment instagram. Ce projet est magnifique et doit absolument continuer, il encourage notre profession à se battre, à se défendre, à créer, à imaginer le présent et l'avenir. Je suis jeune et j'ai peu d'expériences en France, cependant j'ai beaucoup d'idées et de motivation, j'ai envie d'aider le paysage du chant lyrique français à évoluer afin de rendre l'accès à notre profession plus simple et moins élitiste, afin de dynamiser notre public et d'amener des nouvelles personnes à aimer la voix et à créer. 

Si vous pensez que que je peux être utile à UNiSSON et que mes engagements et mes propositions vous parlent, je serai ravie de pouvoir donner mon énergie à l'association. Je serai étudiante en parallèle mais cela ne sera pas un frein à mon engagement, au contraire !

Je vous remercie d'avoir lu ma candidature !

Musicalement vôtre,

Laura Bečeić"

 
 
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

J’ai une manière assez atypique d'aborder l'opéra, je navigue entre une activité conventionnelle de chanteuse et je dirige aussi une compagnie où mon domaine de recherche et de création est l'opéra. Je questionne ce genre, ce qu'il représente, ce qu'il véhicule, comment il peut évoluer, comment sortir de certaines ornières, comment ouvrir et démocratiser pour de vrai... et je crée donc des spectacles où la voix lyrique est au centre.

Ce profil atypique m'amène à rencontrer les directions de théâtres en tant qu'artiste et non comme "produit chanteur" qu'on prend et qu'on jette, qui arrive toujours en dernier dans la formulation d'un projet artistique. Cela ouvre tout un panel de réflexion que je voudrais attacher à un plus grand groupe qui concerne l'opéra (unisson donc).

Je milite en quelque sorte personnellement et artistiquement pour l'opéra (genre absolument merveilleux malmené et peu reluisant malheureusement bien souvent) et je sens qu'Unisson a une grande valeur dans son envie de remettre en question les us et coutumes de ce milieu, même si la démarche est très axée sur les droits des artistes lyriques.

Je suis tout à fait partisante d'une idée de famille de chanteur.es et suis enthousiaste quant aux conséquences positives que cela pourra apporter non seulement sur la vie et la sécurité des chanteur.ses mais aussi sur l"opéra en lui même, son rayonnement, son renouvellement, ses déclinaisons...  Je souhaite apporter par petite touche cette conscience et cet axe de réflexion, tout en aidant à traîter bien évidemment les urgences prioritaires.

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

"J'ai développé quelques connaissances et compétences en dirigeant ma compagnie depuis quelques années, mais le travail de rédaction me semble être l'endroit le plus approprié pour moi au sein d'unisson.

Je sais imaginer un projet, le concrétiser, entrer en réseau avec des partenaires. Je suis en train de créer un festival d'art lyrique en sud-gironde."

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

Comme expliqué plus haut, j'ai un profil un peu particulier et je ne bénéficie pas d’une carrière conventionnelle au rayonnement important, mais je fais le métier tout de même et regarde, et sais certaines choses.

Je suis issue d'autres milieux artistiques comme le théâtre et la danse contemporaine et je suis parfois estomaquée de l'écart gigantesque entre les niveaux de qualité et d'exigence artistique des spectacle et de leur processus de création. (Je ne parle pas bien entendu de la musique et de la voix qui heureusement bien souvent tiennent bon, mais du spectacle global)

La lourdeur financière d'un opéra (due à son format) et le fait qu'on travaille sur du répertoire ne sont pour moi pas les raisons principales de ce côté "arriéré" de l'opéra, même si elles font largement partie de la problématique. Les raisons tiennent selon moi à ce que les artistes arrivent trop souvent en dernier dans l'élaboration des projets artistiques, ou bien, lorsqu’il s’agit des chanteurs, parfois en premier mais pour des raisons qui échappent trop aux prérogatives artistiques.

De manière générale, je pense que l’artistique n’a pas la place qu’il devrait avoir dans la construction d'un projet, d'une saison, la conception du genre et de son rayonnement… L'élan artistique est morcelé et soumis à une sophistication nécessairement fausse.

Ces réflexions peuvent paraître éloignées de la question des chanteurs et de leur traitement, mais tout cela a pour moi des conséquences sur la santé de ce milieu, son équilibre et donc sur les chanteur.ses. Concrètement, je pense que les maisons d'opéra doivent être en même temps plus humbles et plus exigeantes dans leur projet, qu'il faut raison garder sur certain format et qu'il faut multiplier les formes plus légères qui pourraient tourner et aller à la rencontre des publics (selon moi, la seule manière de les attirer à l'opéra). Je ne suis absolument pas contre la forme opéra sensationnelle ou conventionnelle qu’il faut d'une certaine manière conserver et nourrir, mais j’aimerais y voir associés des projets plus légers et mobiles et surtout que chaque projet (de grand ou petit format) sois mené de manière artistique et non commerciale, dans un cadre d'ambitions et de possibilités posé bien sûr en amont. Je sais que les chanteur.euse.s y trouveront plus de sens, auront plus de plaisir à être intégrés dans les projets, et il y aura plus de travail... plus de formes différentes.

Aussi, la chape carriériste pesant sur les chanteurs, fondée sur une course à la célébrité, ou tout simplement sur la recherche de contrats dans un contexte d'une compétitivité extrême et toxique, sera allégée... cette chape qui ne fait de bien à aucun chanteur, même ceux qui fonctionnent bien, voire très bien, et qui nourrit insidieusement le système. Cette condition que l’on accepte en courbant l’échine, dont on ne se rend même pas compte et qu’on perpétue, tous assoiffés du désir de chanter, de vivre notre art, d'être sur scène, que nous sommes. Nul ne s'y retrouve et la satisfaction qu'ont certains chanteur.es de très bien gagner leur vie ne saurait faire perdurer ce qui doit rester un art et fleurir par et pour le métier des personnes qui le font et pour le public.

Heureusement il y a ces purs moment de grâce qui éclosent parfois, ces aventures humaines et artistiques qui arrivent à émerger souvent, le résultat incroyablement beau de certaines productions, on se rend compte à ces occasions du pouvoir de l’art quand il est respecté, convoqué, nourri.

Je  résume ma position : les artistes à leur place de rêveurs, de créateurs, leur vision au centre des projets, dans un cadre exigeant, humble et brave !

4. Expression libre

"Mon intention serait d'influencer activement les maisons d'opéra à intégrer dans leur plan de production, dans leur réflexion, l'émergence de projets destinés à tourner menés par des artistes. Qu'ils/elles soient lyriques (comme moi) ou qu'ils/elles soient metteur en scène d'opéra, scénographe, chorégraphe... Le format permettrait de vraies délocalisations en région, le renouvellement du public, et il permettrait aussi de faire avancer artistiquement le genre. De s'appuyer sur certaines techniques ou formes qu'on ne peut pas utiliser dans les grosses productions. Il permettrait d'autres manières d'aborder le métier en tant qu'artiste lyriques. Je croise souvent des artistes lyriques de « haut vol » qui s'ennuient littéralement dans leur carrière, qui sont déçus, qui sont enrôlés dans la course au meilleur contrat, qui ont perdu leur désir, qui sont parfois le joujou de leur agent, tout cela au détriment du sens de leur vie de chanteur, d'artiste. Il serait très important que ces ""petits"" projets soient de grands projets par leur ambition ! Qu'ils bénéficient de la plus grande estime et attention de la part des maisons d'opéra et des théâtres. Ils ne devront pas être considérés comme des sous projets... 

Il y a tant encore à dire, mais surtout à faire... je suis disponible pour discuter et pour travailler avec d'autres chanteurs sur toutes ces questions. On m'a récemment demandé ce que je pensais des troupes, s'il serait bien qu'elles renaissent. Il me semble que la question qu'on doit se poser avant tout c'est le contexte d'une telle entreprise. Oui ce serait chouette plus de troupes, plus de roulement d'équipe, mais il faut alors plus de travail, il faut que notre art fleurisse, se frotte à d'autres formes, se prête à des collaborations avec d'autres styles musicaux, d'autres disciplines et que ça vienne de NOUS, pas du théâtre ou de la danse ou d'un graphiste ou d'un videaste... cela doit pouvoir aussi venir de nous, le milieu de l'opéra.

Tout cela doit pouvoir cohabiter et communiquer avec l'opéra plus conventionnel que nous nous devons de conserver également. Encore une fois, si une troupe s'établit dans le contexte actuel, ça ne changera pas grand chose, il faut que le.a directeur.rice de la troupe soit absolument un.e artiste. Et que la troupe travaille dans la maison mais aussi en tournée, en géométrie variable. Et il faut inviter des artistes extérieurs pour et avec cette troupe.... 

Tant de choses à imaginer... confronter ces rêves avec le réel, avec les grandes institutions, c'est important, et ça pourrait être un des rôles d'Unisson, mon rôle éventuel dans Unisson. Comme vous pouvez le voir ma manière de voir les choses se base sur la prise en charge des formes artistiques en premier lieu. Je ne m'y connais pas en droit du travail et je sais que certain.e.s abattent déjà un travail colossal et important au sein d'unisson pour les chanteur.euse.s. Ce que je peux apporter réside en une vision plus globale des enjeux, des missions et de la structuration de l'opéra et  la recherche de solutions saines, vertueuses et efficaces rapidement, dans l'optique chère à Unisson de préserver et nourrir le métier d'artiste lyrique aujourd'hui."

Sophie de Guerry photo Aliosha AParis.jp

SOPHIE

DE GUERRY

Mezzo
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

Je souhaite apporter mon aide notamment pour travailler sur la situation des compagnies lyriques et ensembles indépendants, ainsi que sur l'insertion professionnelle des jeunes artistes.

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

"Mon expérience de co-fondatrice de compagnie (association) m'a permis de développer certaines compétences :

-    Organisation et conception de spectacles et événements

-    Recherche de subventions, montage de dossiers administratifs 

-    Création des plaquettes, rédaction de dossiers

-    Création de partenariats avec des établissements scolaires et d’enseignement supérieur (ex : écoles de maquillage/ coiffure/ arts appliqués…)

-    Réseau de jeunes chanteurs et musiciens. Connaissance des contraintes rencontrées par les artistes en début de carrière  

-    Dessin/graphisme : conception de visuels"

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

"Depuis le premier confinement, alors que des réflexions émergeaient sur l’avenir de notre métier, j’ai souhaité mener une réflexion de fond sur le sort des compagnies. J'ai donc entamé une enquête sur leur place dans le monde lyrique d’aujourd’hui et de demain. 

Cette enquête se focalise sur un point précis au cœur de la réflexion globale de repenser le monde de l’opéra. J’ai pu recueillir les témoignages et entamer une réflexion avec des acteurs du monde lyrique et chanteurs de tous âges et niveaux de carrière. Je me suis ainsi forgé la conviction que les compagnies lyriques et les ensembles indépendants sont essentiels au dynamisme de notre secteur, et méritent une place mieux définie. 

Je propose de continuer cette enquête au service d’UNiSSON. En l’état d’aujourd’hui, elle n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais apporte le point de vue, par nature subjectif, de la vie des jeunes compagnies lyriques. Elle sera je l’espère encore complétée par d’autres connaissances et par des gens d’horizons et de sensibilités différentes. 

En voici un extrait : 

Constat sur les compagnies lyriques : 

•    Les jeunes compagnies lyriques sont des employeurs non négligeables : 

o    Pour les plus jeunes : lancement de carrière, opportunité de faire de la scène le plus possible, d’apprendre des plus âgés, de développer sa créativité. Fidélisation, développement d’un réseau. 

o    Pour les plus expérimentés : lieu de simplicité, créativité, liberté. Offre une alternative plus familiale et personnelle par rapport aux circuits conventionnels. Lieu de transmission. 

o    Promeuvent les talents nationaux : donnent du travail le plus souvent aux chanteurs français. 

•    Elles sont un lieu de créativité : 

o    Les actions de démocratisation sont au cœur de leurs valeurs : auprès des publics les plus éloignés et auprès des jeunes. 

o    Regard neuf sur l’opéra : peuvent s’affranchir des règles, réinventer des codes. Valoriser le répertoire comme la création contemporaine. 

o    Rendent l’entreprenariat possible : ne pas attendre que le travail arrive, mais le créer. Un secteur dynamique est aussi un secteur qui permet l’entreprenariat ! 

•    Elles favorisent la mobilité de l’opéra et son ancrage local : 

o    Ancrage local. Apportent l’opéra auprès d’un public qui n’y a pas souvent accès (zones rurales, publics empêchés, etc.). 

o    Dédramatisent le côté suranné, rendent plus accessible. 

o    Proximité avec le public intéressante. 

MAIS aujourd’hui : 

•    Système où il est très difficile d’obtenir des aides. Moyens sont naturellement concentrés sur les plus grands projets. 

=> Ces grands projets à rayonnement national ou international sont nécessaires et font la noblesse de l’art. Mais la vitalité de la création lyrique passe aussi par un maillage de dizaine de petites compagnies qui œuvrent dans l’ombre jour après jour à l’échelle locale, pour casser les murs entre le public et l’opéra et le proposer au plus grand nombre. 

PISTES : 

Encourager les ponts : (détail de chaque point dans la version longue)

•    Entre maisons d’opéra et compagnies. Quelques idées :

o    Promouvoir le parrainage des jeunes compagnies par les maisons subventionnées.

o    Encourager les maisons à déléguer certaines missions de démocratisation à des compagnies, les voir comme satellites ou partenaires. 

o    Eco-responsabilité / économie circulaire : mise à disposition et réutilisation de matériel, costumes, décors…

o    Conquérir de nouveaux publics : valoriser des territoires plus éloignés que ceux que l’opéra investi déjà. 

•    Entre théâtres et compagnies.

o    Pour amener des productions lyriques là où elles ne sont généralement pas programmées. 

•    Entre mairies et compagnies. 

o    Esprit de troupe locale aidée par la mairie pour une durée déterminée. 

•    Entre écoles et compagnies.

o    Idée du programme « Opéra en vie » : interventions autour de créations lyriques dans les écoles jusqu’en milieu rural. 

•    Entre chanteurs expérimentés et plus jeunes (importance de la transmission). 

o    Système de parrainage. 

•    Entre les compagnies entre elles. 

 

•    Incohérence administrative : un intermittent n’a pas le droit d’être son propre employeur. Changer cela, encourager l’entreprenariat. 

Globaliser : 

•    Première action : répertorier toutes les compagnies existantes en France, rendre cette liste publique sur le web. 

o    Pour voir plus grand : un site référence répertoriant toutes les propositions pour voir un opéra en France, des plus petits aux plus grands spectacles. 

•    Vers une « Fédération Française du Chant » ? 

Les fédérations existantes notamment dans le sport soutiennent à la fois les grands championnats et les petits clubs (tennis, FFF…) et bénéficient d’un cercle vertueux (les grands tournois font vivre les petits clubs… les petits clubs amènent du public aux grands tournois…). 

Conclusion/espoirs : 

•    Promouvoir le chant de bas en haut, créer un cercle vertueux dans l’intérêt de tous. 

•    Raviver une culture française d’aller à l’opéra en s’appuyant sur le local, en diffusant la culture sur le territoire : de la proximité (compagnies) à la « majesté » (grandes maisons). Que chacun puisse aller à l’opéra « en bas de chez lui ». 

•    Oser lancer des expériences (parrainages etc.) avec projets pilotes. Si l’essai est concluant, les autres voudront suivre ?"

4. Expression libre

"Je viens d'avoir 30 ans, je suis mezzo-soprano et plus récemment metteur en scène. 

 

J'ai co-fondé la compagnie Opéra Clandestin il y a six ans, nous montons en ce moment notre quatrième opéra, avons fait entre 15 et 30 représentations par an d’opéras, spectacles originaux, récitals et prestations privées. Nous nous engageons également dans de nombreuses actions pédagogiques et sociales (auprès d'écoles, amateurs, publics empêchés etc.). Nous avons employé plus de cinquante artistes professionnels depuis la création de la compagnie. 

 

J’ai fait partie d’UNiSSON presque depuis sa création et ai eu la chance de participer au Concert Solidaire à l’Opéra Comique en octobre dernier."

 
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

"Je suis investi au sein du conseil depuis septembre 2020 et engagé au sein de la commission juridique. Je me suis particulièrement engagé ces six derniers mois sur les questions de harcèlement et de contentieux avec les employeurs (litiges contractuels liés aux annulations). 

Je souhaite donc poursuivre ce travail au sein du conseil. J'ai cependant souhaité soumettre au vote ma présence au conseil dans un souci d'affirmation et légitimation de notre organisation interne."

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

Juridique et harcèlement

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

Je considère qu'il est primordial de re-équilibrer le rapport de force entre les institutions et les artistes par le biais de contrats mieux rédigés et surtout respectés.

4. Expression libre

Sorti du CNSM de Paris en 2018, je travaille depuis comme artiste soliste. Si j'adore exercer ce métier et connais ma chance de pouvoir chanter sur scène, cette année de crise m'a rappelé la précarité de nos statuts. Je crois qu'Unisson est un lieu à même de repenser notre métier et ses fragilités vis-à-vis des institutions et qu'il nous appartient plus qu'à quiconque de repenser nos conditions de travail.

1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

Mon appui pour mettre en avant cette communauté solidaire. Qu'Unisson soit une association de référence pour les artistes.

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

La communication à travers les réseaux sociaux. Ils touchent un public large et nous permettraient d'augmenter la notoriété de l'association et de ses missions. Que ce soit un lieu de rassemblement virtuel pour tous les artistes.

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

"La culture est souvent considérée comme une activité réservée à une certaine population. Aujourd'hui à travers les réseaux sociaux nous avons la chance de pouvoir accéder à tout un panel d'informations en quelques secondes. C'est le lieu idéal pour démocratiser l'accès à la culture et notamment l'Opéra. Cette crise sanitaire a permis de mettre en lumières de nombreuses initiatives, les internautes sont plus connectés et donc plus enclins à découvrir de nouvelles choses, comme par exemple la retransmission d'Opéras comme nous avons pu le vivre pendant la crise sanitaire. 

 

Je souhaiterais que l'image de notre métier évolue, que l'on apporte de la modernité pour qu'il soit plus reconnu et cela surtout auprès des plus jeunes. Que ce public prenne toute la mesure de ce qu'implique ce métier, découvre les coulisses de l'Opéra, la préparation, les répétitions et tout ce qui vient avant les représentations. Qu'on lui donne accès à notre vision de ce métier."

4. Expression libre

"La régularité des posts sur les réseaux sociaux est nécessaire pour que l'information soit vue et entendue. Je propose juste de mettre en avant tout ce qui se trouve déjà sur la page web de l'association mais sous un autre format.   

Voila quelques idées de contenus pour instagram par exemple

 

- Présentation de l'asso et de ses membres sous forme de mini interview (partie juridique, com, les fonds de dotation...)  

- mini vidéo qui présente les ressources dont a accès l'adhérent 

- Lien avec les autres associations (Ale sindicato en Espagne, Italie, Allemagne) pour une visibilité des artistes à niveau Européen. 

- élaborer des posts différents en fonction du message à transmettre (un message pour une manifestation sera différent de celui qui annonce la mise en place d'un fond de dotation). 

- récupérer des photos/contenus différents, d'artistes, de programmation à venir afin d'alimenter la page

 

Pour que le message soit vu par le plus grand nombre de personnes, pourquoi pas utiliser le format video type konbini qui permet de passer une information rapidement et efficacement, c'est moderne et compréhensible par tous !"

 
 
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

Il est évident que c'est tout d'abord mon engagement auprès des artistes, qui constituent le socle de l'art lyrique en France, que j'ai l'intime volonté de mettre au service d’UNISSON et ainsi porter au mieux les différents objectifs et enjeux identifiés . De part mes diverses fonctions, qu'elles opèrent dans le cadre de mes activités de chanteur, de professeur ou de directeur de compagnie, j'ai une conscience suffisamment acérée, je l'espère du moins, des enjeux qui sous-tendent les évolutions et les difficultés que peuvent connaître les artistes, quels que soient leurs statuts. J’ajoute à ce paysage toutes les compagnies qui font, à leur mesure, la vitalité de l'art lyrique dans les territoires. C'est un regard, bienveillant et pragmatique, que je souhaite proposer à travers cette candidature.

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

Pour avoir dirigé des équipes aux profils multiples  je me permets de penser que le management puisse faire partie d'un de mes domaines de prédilection. Au sein d’une association, il s’agit d’être capable de développer et de coordonner les intelligences collectives qui, en toute vraisemblance, sont nombreuses à UNISSON. Je pense également avoir une certaine connaissance des politiques publiques et de leurs enjeux. Enfin, ayant fait mes travaux de recherche autour de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) et l'organisation/ management des opéras, j'espère pouvoir apporter un éclairage différent sur certains sujets chers à UNISSON.

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

Il faut remettre les artistes lyriques au centre de l'échiquier et que l'hypermondialisation ne fasse pas d'eux une variable d'ajustement. UNISSON doit également travailler sur les enjeux de responsabilité et de consommation culturelle et cela à travers un engagement clair et fort. Les artistes lyriques doivent être identifiés dans le chaine de valeur comme une partie-prenante essentielle au bon fonctionnement du secteur de l'art lyrique dans sa globalité. UNISSON peut investir un champ qui se prolonge dans la totalité de la filière de l'art lyrique en France (et pourquoi pas en Europe); de la formation aux artistes professionnels en passant par l'insertion. J'imagine qu'à ce titre un système de parrainage élargi pourrait être pertinent. Enfin, et j'espère avoir l'occasion d'en débattre au sein du Conseil d'Administration, il est primordial de trouver les ressors pour fédérer une base plus large en clarifiant les axes et les objectifs d'UNISSON afin d'en faire un acteur incontournable du développement de l'art lyrique en France.

4. Expression libre

"Comme évoqué en amont, j’ai eu, grâce à mon parcours, à évoluer au sein d’institutions et d’activités différentes bien que toutes afférentes au monde de l’art lyrique. Que ce soit au CNSM de Lyon, au CRR, en soliste, en qualité d'artiste du chœur (Accentus, Opéra de Lyon…) ou en tant que pédagogue et directeur artistique de compagnie (Pro’Scenio), j’ai eu la possibilité de capitaliser sur des savoir-faire, savoir-être multiples. Nonobstant, l’apport en développement personnel, cette trajectoire parfois hybride m’a donné à élargir substantiellement la focale et, de facto, le regard que je porte sur un secteur culturel exaltant et complexe. Je suis par conséquent tout à fait sensible aux notions de diversité et de représentation au sein d’une entreprise ; quelle qu’elle soit. 

En espérant que tout ce j’ai (brièvement) évoqué puisse rendre ma candidature enthousiasmante, je me permets de souhaiter beaucoup de courage à toute l ‘équipe d’UNISSON."

 

CHANTAL

SANTON-JEFFERY

Soprano
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

Membre fondateur d'Unisson, je souhaite principalement assurer la continuité du travail du conseil et aider à la transmission des dossiers, notamment juridiques, aux futurs membres. Depuis la fondation d'Unisson, j’ai travaillé à la structuration de l’association, à la commission juridique, dont j’ai été le délégué/porte parole plusieurs mois, aux relations avec les institutionnels/élus et à la rédaction. J’ai travaillé ces derniers mois sur un gros chantier, la réflexion sur le contrat type et sa rédaction; la diffusion des résultats de nos travaux auprès de nos employeurs est un travail délicat et fastidieux que nous avons déjà entamé… mais un travail de longue haleine. Unisson est une toute jeune association qui tâtonne encore mais qui sait aujourd’hui se faire entendre: j’aimerais encore l’accompagner sur sa route. 

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

Juridique

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

Il est pour moi indispensable que les chanteurs connaissent le droit et leurs droits, et travaillent ensemble à rééquilibrer leurs relations avec les employeurs. Unisson est un formidable lieu d’apprentissage et d’entraide qui nous rend réellement plus forts et plus autonomes. A Unisson nous aimons certes rêver à un avenir idéal… mais surtout nous réfléchissons à des solutions concrètes et viables, à de nouveaux modèles économiques pérennes pour que tous (les jeunes bien sûr, mais aussi les moins jeunes) puissent travailler et se développer dans de meilleures conditions, que notre secteur trouve un second souffle au sortir de la crise et que les opportunités de travail soient multipliées. 

4. Expression libre

J’ai souhaité soumettre au vote ma place au conseil d’Unisson par souci de transparence vis à vis des adhérents. 
Pour ceux que je n’ai pas croisés sur ma route: je suis dans le métier depuis 1999… donc pas mal d’expérience, très transversale, dans tous les répertoires et tous genres de structures; de mon parcours et de mes rencontres je garde vraiment à coeur que tous aient une voix à Unisson, quel que soit leur type de carrière: c’est cette diversité qui nous rend plus forts. Sinon je suis diplômée de Sciences-Po, spécialité droit public, et j’ai un peu de bouteille en vie associative, mais j’ai comme beaucoup appris mille choses grâce à et pour Unisson (notamment en droit du travail où certains d’entre nous ont du faire un bon gros effort!).

 
1. Que souhaites-tu apporter au sein du conseil d'UNiSSON ?

"Je souhaite vous proposer mon dynamisme et mon énergie pour participer à la vitalité des initiatives d'UNiSSON. 

C'est la première fois de notre histoire que les artistes lyriques qui le souhaitent sont enfin réunis en un collectif, donc il me paraît essentiel, étant donné ce que nous traversons, d'agir pour que notre passion commune de l'Art Lyrique puisse continuer à vibrer partout dans notre pays."

2. As-tu un domaine de prédilection (juridique, rédaction, communication etc... )

D'après la description du website, je dirais juridique, contacts (coordination), et rédaction. Je ne suis pas très à l'aise avec les réseaux sociaux, par contre, je sais construire un projet de A à Z, dans une chouette ambiance.

3. Quelles sont tes idées/envies pour l'avenir d'UNiSSON ?

"Je crois que nous sommes à un instant extraordinaire car enfin, nous pouvons contacter n'importe quelle institution ou organisation, n'importe quelle personne, et le dialogue qui s'engage est sincère et humain. Chacun a été touché d'une manière ou d'une autre par ce qu'il se passe. Cela rend obsolète un certain nombre de choses et je pense qu'il faut repenser l'outil de création lyrique avec tous les acteurs du terrain. L'opéra est un art total et peut être un formidable outil d'action sociale et culturelle. Il peut permettre de retisser des liens en réunissant des écoles de danse, de musique, des associations d'aînés, des choeurs amateurs, des chanteurs et musiciens pros qui les accompagnent, autour d'un même projet : "Opéra Vivant".

D'autre part, je souhaiterais qu'on aille au bout de cette création de statut d'intermittent. Puisque c'est unique au monde, reconnaissons-le comme tel. Pour tous les artistes, passer du néant administratif à la case "demandeur d'emploi" une fois les heures réunies, c'est assommant psychologiquement, parce que c'est aujourd'hui très difficile de réunir ces heures et complètement incompréhensible qu'elles nous fassent seulement accéder à la case "Pôle Emploi", qui est vue et vécue par l'ensemble de la société comme la case "à fuir".  

Je pense qu'on pourrait aussi réfléchir à l'aiguillage des jeunes, dans le sens où on nous dit un peu tout et n'importe quoi sur comment réussir à "faire carrière". Ne serait-ce qu'une note d'info, un système de parrainage , pour que les jeunes aient un son de cloche ""du métier"". C'est incroyable ce qu'on dépense en coachings, en auditions, en déplacements, etc...Et parfois on s'aperçoit après coup que l'agence ou le super plan intéressant s'avère finalement complètement bidon. Je pense qu'on peut agir là-dessus.

Au niveau de la création de nouveaux opéras, on a une véritable réflexion de construction et de coopération à mener. On a besoin de nouvelles oeuvres en français, avec de chouettes synopsis. Là aussi "Opéra Vivant", pourrait être une subvention intéressante pour la création en territoire et dans les maisons d'opéras."

4. Expression libre

"Je fais partie des tout-petits artistes, un peu crossover.  Je crois en l'opéra et en UNiSSON; j'aime créer en équipe, sentir qu'il y a une force dingue qui nous embarque au-delà de nous-mêmes et nous fait déplacer des montagnes. J'ai chanté en prison, en hémato pour des boutchoux, en APAJH pour de jeunes -adultes, etc... parce que je crois que le chant doit pouvoir aller partout et pour tous. De la même manière, je réponds toujours à tout un chacun dès que possible, c'est pour moi une question de respect et de dignité envers chacun. N'hésitez donc jamais à me joindre. Je suis simple et sans fierté. 

Je suis mariée et j'ai un fils de 2 ans et demi qui s'appelle Stanislas. Je tiens à faire tout mon possible pour que le monde que je lui transmette soit le plus joyeux, le plus beau et le plus poétique possibles. Pour lui et pour tous les enfants. Montrons-leur le plus beau des chemins au milieu de ce chaos. Bisous bisous, Analia"